HimRights PPCC, Népal
Faire des écoles népalaises des havres de paixAu Népal, même les murs portent l´empreinte des atteintes aux droits humains subies par les enfants népalais. Même les écoles n’ont pas réussi à procurer aux enfants de refuge contre la peur. Pour preuve, les murs des écoles ont été recouverts de graffitis incitant à la violence et chargés de messages politiques agressifs. En 2006, un groupe composé de activistes des droits humains, d’enseignants et d’étudiants, ont décidé d’agir pour que cesse la peur, en peignant et en recouvrant les graffitis de joyeux messages d’enfants. Les murs des écoles ont commencé à parler le langage de la paix. L’initiative du projet des Graffitis Pour la Paix appartient à l’ONG Le Groupe de Travail Partenariat Pour la Protection des Enfants Dans les Conflits Armés (« Partnership for Protecting Children in Armed Conflict Working Group »), PPCC. Ce réseau, mis en place en 2005, et composé d’ONG locales et internationales, a pour mission de promouvoir le droit à l’éducation des enfants népalais. Les droits des enfants ont été massivement violés pendant le conflit armé qui a opposé les forces rebelles népalaises aux forces de sécurité népalaises, à partir de 1996. Le droit à l’éducation fut l’un des plus sévèrement touchés, ce qui explique la mobilisation de l’ONG PPCC en faveur de ce droit. Aussi bien les rebelles maoïstes que les forces de sécurité ont utilisé les écoles comme bases pendant les hostilités, si bien que des centaines d’écoles ont été détruites, causant la fermeture prolongée des écoles ; les enseignants ont subi des menaces; des milliers d’élèves ont été enrôlés de force dans les groupes rebelles armés. Au printemps 2006, alors que les combats faisaient rage au Népal, KIOS a attribué unesubvention de 31 800 euros au PPCC, qu’elle a transmise au réseau PPCC par l’intermédiaire d’une de ses organisations membres, HimRights. Grâce au soutien de KIOS, toutes les organisations membres du PPCC ont pu bénéficier d’une formation approfondie, axée sur le plaidoyer et la promotion du droit à l’éducation ; PPCC a pu créer une base de données, et ainsi enregistrer toutes les violations avérées des droits humains. Pendant la durée du projet d’un an financé par KIOS, le PPCC a étendu ses activités à cinq nouveaux districts, et enregistré 263 cas de violation des droits humains, touchant 200 000 enfants. En tissant des liens avec d’autres intervenants des droits humains, le PPCC a réussi à accroître l’impact de ses activités. Les informations rassemblées par le PPCC ont été ensuite transmises à des mécanismes d’observation et d´enquête sur les droits humains et ont été utilisées en tant qu’outils de plaidoyer et de promotion, au niveau national comme au niveau international. En novembre 2008, des accords de paix ont été signés au Népal entre le gouvernement et les rebelles maoïstes. Pourtant, le travail du PPCC n’en est pas moins indispensable, puisque les droits des enfants continuent à être violés. De plus, seul un petit nombre des violations signalées pendant le conflit ont fait l’objet d’un recours en justice. Le PPCC prévoit de saisir de plus en plus les tribunaux népalais des cas de violation du droit à l’éducation. En 2007, KIOS a accordé au PPCC une subvention de 63 000 euros pour réaliser un nouveau projet d’une durée de deux ans, visant à développer les activités du réseau et à les étendre à d’autres régions du Népal. (janvier 2008) |
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